Romain Brante, Ostéopathe à Savigny-le-Temple

14 rue Alfred de Musset, 77176 Savigny-le-Temple
06 30 05 63 98
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Romain Brante, Ostéopathe à Savigny-le-Temple

 
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14 rue Alfred de Musset, 77176 Savigny-le-Temple
Romain Brante
Ostéopathe à Savigny-le-Temple

Ostéopathie et Psoriasis - Un déséquilibre intérieur visible de l'extérieur.

Sur cette page vous pouvez lire mon mémoire de fin d'étude dans une version adapté au site internet.

1. Introduction

Le psoriasis est une maladie de peau qui se caractérise par des plaques rouges avec ou sans desquamation et/ou démangeaison. Cette maladie qui touche en France 2 à 5% de la population, n’a à ce jour aucun traitement sur le long terme. Fait de pics et de rémission, le psoriasis dans sa forme la plus répandue n’est pas une maladie handicapante, mais le malade souffre d’avantage du regard que peuvent ou pourraient avoir les autres.
Les causes de cette maladie ne sont pas encore claires. Dans ce mémoire je vais donc tenter de donner une explication ostéopathique de cette maladie et proposer un traitement que j’expérimenterais sur un échantillon de malades. En effet, je voudrais par cette étude, proposer une alternative aux traitements conventionnels, qui peuvent être contraignant pour le patient et dont les effets bénéfiques sur le long terme sont incertains, contrairement aux effets secondaires pathologiques constatés.
Le but de ce mémoir sera de proposer une approche nouvelle voulant améliorer la qualité et la quantité des plaques, mais aussi la qualité de vie des patients, avec un effet durable dans le temps.
Mon étude se déroulera en plusieurs temps. Tout d’abord, je présenterai cette maladie, les différents traitements proposés à ce jour. Ensuite, je présenterai un rappel anatomique de structures composantes la peau, des systèmes nerveux et immunitaires, pour mettre en évidence leur lien avec les plaques impliqués. Enfin, mon étude pratique et ses résultats seront développés.

2. Rappel pathologique et anatomique.

1. Le psoriasis

1. Définition et histoire

Le psoriasis est lié à une inflammation chronique de la peau qui survient chez des personnes génétiquement prédisposées, à la faveur d'un facteur physique ou psychologique. L'évolution est imprévisible et est constituée de pics et de rémission.
Cette maladie non contagieuse, mal connue à ce jour, se caractérise par des anomalies immunologiques, et donc la présence de lymphocytes, menant à une croissance anormale des kératinocytes. Ces cellules du derme, se renouvèlent à un rythme de quatre jours alors qu’il leur en faudrait vingt-huit à trente chez un individu non atteint. La durée de vie des cellules restant la même, elles s'accumulent et forment d'épaisses croûtes, laissant parfois apparaître une inflammation.
Le psoriasis touche environ 2 % à 5% de la population française, sans distinction d’âge ou de sexe. S’il est bénin dans la majeure partie des cas, il peut avoir des retentissements psychologiques important sur la qualité de vie du patient.
L’une des premières descriptions précises a été faite par le britannique Robert Wilian dans son « traité des maladies de la peau » datant de 1808. Mais il faudra attendre 1841 à Vienne pour que Hebra et Kaposi pour réaliser que le psoriasis est différent de la lèpre. Avant cette date, les personnes atteintes de psoriasis étaient considérés comme des lépreux, abandonné par leur famille, portant des vêtements spécifiques et munis d’une cloche pour avertir de leur présence.

2. Les différents types de psoriasis

Les plaques peuvent se développer à différents endroits sur le corps, mais on ne les retrouve plus fréquemment au niveau du cuir chevelu, des genoux, des coudes, du torse ou des iliaques. Elles peuvent aussi se former sur les ongles, le visage et les organes génitaux.
La plupart du temps le psoriasis est diagnostiqué à partir de l'aspect des téguments.
Cependant, il est parfois utile de pratiquer une biopsie cutanée dans les cas difficiles, ou pour rechercher une éventuelle pathologie associée.
Réalisée au niveau des lésions érythémato-squameuses, elle met en évidence un épaississement de l'épiderme avec des anomalies des cellules kératinocytes : la persistance de leur noyau (parakératose). On trouve également des lymphocytes au niveau du derme et de l'épiderme.
Des pathologies associées comme le diabète de type II ou le cholestérol, seront aussi recherchées lors de cet examen.
Le psoriasis peut se manifester sous différentes formes, que nous allons tenter de décrire brièvement.

Le psoriasis en plaque

Il se caractérise par la présence de plaques érythro-squameuses, c'est à dire des plaques rouges, bien délimitées, arrondies ou ovalaires. Elles sont recouvertes de morceaux de peaux blanchâtres qui se détachent (squame). Dans d’autres cas, la plaque peut être très épaisse et unique.

Le psoriasis en goutte

Ici, les plaques seront également erythro-squameuses et arrondies, mais les lésions seront de petites tailles. En revanche elles seront plus nombreuses que sur le psoriasis en plaque.

Le psoriasis du cuir chevelu

Chez certaines personnes, le cuir chevelu se trouve être la seule zone atteinte par la maladie, qui présentera plusieurs plaques, avec des squames blanches ou bien ce que l'on appelle le casque séborrhéique : la plaque de psoriasis va recouvrir la totalité du cuir chevelu. A noter que ce psoriasis ne provoque pas la chute des cheveux.

Le psoriasis unguéale

C'est une déformation punctiforme à l'image d'un dé à coudre, qui pourra également donner naissance à de la peau épaisse sous l'ongle du patient.

Le psoriasis inversé

Sous cette forme, plus inflammatoire que squameuse, les lésions ne sont pas situées sur les zones de frottement mais plutôt dans les plis inter-fessier, inguinaux, creux axillaire, sous mammaires ou ombilicale.

Le psoriasis des muqueuses

Les plaques rouges et indolores apparaissent avec ce psoriasis au niveau des muqueuses et ne desquament pas.

Le psoriasis palmo-plantaire

Localisation au niveau de la paume des mains ou/et de la plante des pieds que l'on ne trouve pas dans le psoriasis commun.

Le psoriasis erythrodermique

Il s’agit là d’un psoriasis atteignant plus de 90 % de la peau, avec des desquamations importantes et la mise à nue de la peau par les traitements. Cela va provoquer des surinfections, un dérèglement de la température corporelle ou une anomalie de l'équilibre ionique. L'hospitalisation peut parfois être nécessaire.

Le psoriasis pustuleux

Il est rare et se caractérise par des pustules jaunâtres au niveau de la paume des mains, des plantes des pieds ou sur le corps. Il peut survenir dès le début ou sur un psoriasis déjà présent.
Ce psoriasis peut s’avérer très handicapant, surtout lorsqu’il apparait au niveau des mains ou des pieds, laissant notamment se développer des troubles de la marche chez les patients atteints.
Dans les formes généralisées, l'état général est altéré avec de la fièvre, ou aussi dans certains cas, des atteintes articulaires.

Le rhumatisme psoriasique ou psoriasis arthropathique

Cette atteinte articulaire, qui se trouvera être douloureuse dans 20 % des cas, touche en particulier les articulations inter-phalangiennes distales, et dans certains cas la colonne vertébrale et les articulations sacro-iliaques. Cette maladie pourra être mono-arthrite, oligoarthrite ou poly arthrite. Elle atteint généralement des personnes atteinte de psoriasis depuis de nombreuses années.

Le psoriasis chez une personne atteinte du VIH

Dans ce cas, il peut être plus grave, et même réfractaire aux traitements conventionnels.

3. Causes.

Les causes du psoriasis ne sont pas véritablement connues. Pourtant, différentes études ont mis en évidence une fréquence plus accrue de la maladie en Scandinavie et en Europe du nord, avec, dans 30% des cas, des individus s’avérant génétiquement prédisposés. Parmi les gènes incriminés, HLA-Cw6 qui peut exister sous deux formes différentes : positif ou négatif. Les patients porteur de ce gêne ont 10 fois plus de risques d’être atteint de psoriasis que ceux portant d’autres types de HLA-C. Il a ensuite été souligné que selon qu'il est positif ou négatifs, les symptômes et l'impact de la maladie change.
Ainsi les patients portant le gène HLA-Cw6 positif ont de plus vastes plaques, localisées sur les jambes et le tronc. Il y a également une plus forte incidence du phénomène de Koebner, explicité plus loin.
Les patients porteurs du gène HLA-Cw6 négatif présentent eux d'avantage de modifications des ongles dystrophiques et des arthrites psoriasiques plus importantes.
Cependant, il n'est pas le seul gène impliqué. Le numéro du chromosome porteur du gène et sa localisation sur ce dernier change selon la famille psoriasique étudiée. Ils ont par ailleurs relevé que le gène mis en évidence jouait un rôle dans le système immunitaire ainsi que dans la peau et la synoviale.

4. Facteur déclenchant

Le psoriasis est souvent déclenché par des facteurs physiques ou psychologiques favorisant. Le stress, un choc émotionnel, ou un traumatisme physique peuvent par exemple entraîner une poussée psoriasique.
Certains patients atteints de la maladie présentent le syndrome de Koebner cité plus haut. Ce syndrome provoque : « l'apparition et le développement de nouvelles lésions sur une peau auparavant saine, suite à un traumatisme ». Ces patients présentaient déjà du psoriasis mais dans une autre zone du corps.
Les médicaments, comme le bêta bloquant ou lithium, peuvent favoriser l’émersion de plaques de psoriasis. Aussi, certaines femmes présentent d’avantage de plaques pendant leurs menstruations, ce qui mène à penser à une influence hormonale sur le développement de la maladie.

Il a également été remarqué la diminution, voir la disparition des plaques chez des patientes, aux cours de leur grossesses.
Le psoriasis peut aussi survenir à la suite d’une infection : rhino-pharyngé ou angine à streptocoques.
Enfin, la consommation excessive d'alcool et le tabagisme sont des facteurs aggravant.

5. Traitements

Le psoriasis est une maladie chronique pour laquelle il n'existe pas de traitement permettant la guérison définitive. Cependant, de nombreux traitements efficaces sur les poussées ont été développés. Le médecin va élaborer avec le malade une « stratégie thérapeutique » individualisée qui va prendre en compte les zones atteintes, la forme de psoriasis et l’évolution de la maladie. Le traitement va donc s'inscrire dans la durée, avec l'établissement de plaques prioritaires, plus gênante par rapport à d'autre.
Plusieurs types de traitements peuvent donc être proposés au patient

Les traitements locaux:

Ces traitements sont utilisés seuls dans les formes localisées, ou associés avec un autre traitement dans les formes étendues. Ils sont les dermocorticoïdes et les analogues de la vitamine D3.

  •  Les dermocorticoïdes

Ils permettent de lutter contre l'inflammation de la peau psoriasique et sont utilisés en application locale sur les plaques épaisses sèches. Ils peuvent être administrés sous forme de pommade, pour les lésions très sèches, de crème, au niveau des plis ou du visage, ou de lotions, au niveau du cuir chevelu.
Leur application est quotidienne mais leur utilisation, elle, est limitée dans le temps du fait des effets secondaires pouvant être induit par l'application prolongée des corticoïdes (troubles métaboliques, endocriniens, digestifs, psychiques).

  • Les analogues de la vitamine D3 (Calcipotriol, calcitriol et tacalcitol)

Ils agissent sur la multiplication et la maturation des kératinocytes, en ralentissant la vitesse de croissance des cellules cutanées.

Ils sont utilisés dans les formes communes de psoriasis en plaque, dont c'est le premier choix de traitement, et appliqués deux fois par jour pour le calcipotriol et le calcitriol contre une application par jour pour le tacalcitol.

  • L'association des analogues de la vitamine D3 et des dermocorticoïdes

L'association des deux traitements précédents est très efficace, et utilisée en application quotidienne pendant les premiers mois, puis sous la forme d'un traitement d'entretien à raison d'une application tous les week-ends afin d'éviter les récidives.

  • Les bains et produits hydratants :

Les bains à base d'amidon de blé, d'huile ou de produit hydratant décapent les lésions, calment l'inflammation et assouplissent la peau. Ils permettent aussi de réduire les démangeaisons

L’acide salicylique.
Son effet kératolyttique permet de dissoudre la couche superficielle de l'épiderme. Associé à un excipient gras (vaseline) il permet de décaper les lésions très squameuses, préalablement à l’application d'un autre traitement.
On pourra également l’utiliser dans le traitement des verrues.

  • Le tazarotène.

Utilisé dans les psoriasis très localisés, il régule la croissance des cellules épithéliales. C'est un rétinoïde topique qui peut donc être irritant pour la peau, et est contre indiqué chez les femmes enceintes.

  • La photothérapie :

Elle est utilisée dans les formes étendues sur moins de 30 % de la surface corporelle, ou quand l'atteinte se limite aux mains ou aux pieds.
o La puvathérapie (UVA)
Par un traitement d'attaque de 2 mois à raison de 3 séances par semaines, qui va blanchir les plaques
o La photothérapie par UV B.
Traitement efficace et souvent envisagé en première intention. Leur utilisation est limitée dans le temps en raison du risque de cancer provoqué par une trop forte exposition.

 

Traitement par voie orale

Ils sont réservés à des formes sévères, que ce soit par la surface atteinte ou le retentissement sur la vie quotidienne du patient.

  • Les rétinoïdes.

Ils sont formellement contre indiqué chez les femmes sans contraception, en raison de malformations graves chez le foetus. De plus la contraception doit être poursuivit deux ans après l’arrêt du traitement.

  • Le méthotrexate.

Il s’agit d’un médicament antiprolifératif, qui est également utilisé dans certains cancers comme les lymphomes. Pour le traitement contre psoriasis il est utilisé une fois par semaine sous forme de comprimé ou d’injection intramusculaire. Le patient doit rester sous surveillance régulière des globules blancs pars des prises de sang, car ce médicament est immunodépresseur.

  • La ciclosporine

C’est un médicament lui aussi immunodépresseur, qui est notamment utilisé contre les rejets de greffe. Sa prise est quotidienne par voie orale, mais sont administration ne peut s’envisager au-delà d’un an, sans de fort risques d’atteinte rénale.

On peut donc voir que les traitements médicaux visent à atténuer les symptômes du psoriasis mais ne corrigent pas les causes de ces symptômes. De plus, avec le temps, certains traitements peuvent engendrer des effets indésirables ou pathologiques chez le patient, notamment la cortisone et les UV et les traitements par voie orale.

6. Ergonomie

L'altération de la qualité de vie du patient est réelle et trop souvent sous-estimée. Des études ont montré qu’elle se rapproche de celle observée au cours des cancers ou des infarctus.
Le psoriasis peut apparaître comme une maladie honteuse, ou même contagieuse.
L'index de Qualité de Vie (ou DLQI) est un questionnaire simple et pratique dont le but est d’évaluer l'impact d'une maladie de peau et son traitement sur la qualité de vie des personnes atteintes par une telle maladie. Il peut s’appliquer au psoriasis, et se trouve être plus facile d'utilisation pour le praticien que le Psoriasis Area Severity Index (PASI), spécifique à la maladie.
En France, il existe des associations de malade (France-psoriasis) avec notamment une application smartphone (daylipso), dans le but de sensibiliser l’opinion public sur cette maladie méconnue.
La première semaine nationale du psoriasis, qui a eu lieu du 14 au 21 mars 2015, a eu pour thème principale les discriminations. Une pétition fut lancée avec pour objectifs :

  • Reconnaître le psoriasis comme une maladie chronique et un enjeu de santé publique.
  • Obtenir le soutien du Ministère de la santé pour les campagnes d’information et de sensibilisation de l’association France Psoriasis.

2. La Peau

1. Anatomie

La peau est l'organe le plus grand, le plus lourd du corps humain, la barrière de protection de l'organisme contre le milieu extérieur. Elle est constituée de 70 % d'eau; 27,5% de protéines; 0,5 pour cent de minéraux et oligo-élément.
Elle est composée, de la superficie vers l’intérieur, de l'épiderme, du derme et de l’hypoderme.
Structure

Réalisation & référencement Simplébo

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